Résumé

Félix Hélie Traité de balistique expérimentale… (1865)

Le projectile, qui est toujours un corps de révolution le plus souvent terminé à l'avant par une pointe, est animé, au sortir de la bouche à feu, d'un mouvement de rotation autour de son axe.
Si alors il n'était soumis qu'à la seule action de la pesanteur, son mouvement de translation serait seul altéré, son centre de gravité décrirait une courbe plane tournant sa concavité vers la terre, la vitesse de rotation resterait constante et l'axe serait transporté parallèlement à lui-même, faisant ainsi avec la tangente à la trajectoire un angle de plus en plus grand.
Source : Gallica

Félix Hélie Traité de balistique expérimentale… (1865)

Les gaz, à mesure qu'ils se forment, se répandent dans tous les sens, entraînent les grains non encore comburés et agissent à la fois sur le boulet et sur le canon. Une partie de ces gaz sort par la lumière, une autre s'échappe par l'intervalle provenant de la différence qui existe nécessairement entre le calibre de l'âme et le diamètre du projectile, différence à laquelle on donne le nom de vent du boulet. L'inertie du projectile, en s'opposant à la dispersion des grains, favorise la combustion de la poudre, qui, cependant, n'est jamais complète.
Source : Gallica

Félix Hélie Traité de balistique expérimentale… (1884)

Décomposant toute la masse gazeuse en tranches infiniment minces et perpendiculaires à l'axe, tous les auteurs sont d'accord pour supposer, si aucun vide n'existe entre les parois latérales de l'âme et le projectile, qu'à chaque instant la densité est la même dans toute l'étendue d'une tranche, et que les diverses molécules qui composent cette dernière sont animées de la même vitesse parallèlement à l'axe, sans avoir d'ailleurs aucun autre mouvement.
Source : Gallica

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