“ NADIA. – Marfa... MARFA. – Oui, oui, c’est moi, mon enfant bien-aimé, c’est moi, mon noble et courageux martyr !... Laisse-moi les baiser mille fois ces yeux, ces pauvres yeux éteints !... Et c’est pour moi, c’est parce qu’il a voulu défendre sa mère qu’ils l’ont ainsi torturé !... Ah ! pourquoi ne suis-je pas morte avant ce jour fatal ?... Pourquoi ne suis-je pas morte, mon Dieu ? STROGOFF. – Mourir !... toi, non... non !... Ne pleure pas, ma mère, et souviens-toi des paroles que je dis ici : Dieu réserve à ceux qui souffrent d’ineffables consolations ! ”
Jules Verne
Élements biographiques
Jules Verne (1828-1905), écrivain français majeur du XIXe siècle, est considéré comme un pionnier de la science-fiction et de la littérature d’aventures. Son œuvre, marquée par une passion pour les avancées scientifiques et les technologies de son époque, explore à la fois les réalités du temps et les rêves de l’innovation, comme le montrent Vingt mille lieues sous les mers ou De la Terre à la Lune.
Auteur très productif, il a également créé des pièces de théâtre, des poèmes et des essais, tout en laissant une influence mondiale : son œuvre, traduite dans 4 751 langues, demeure la plus répandue après Agatha Christie.
Citations de Jules Verne
Jules Verne,
Vingt mille lieues sous les mers
(1870)
“ Au loin, le Nautilus, comme un cétacé endormi. Derrière nous, vers le sud et l’est, une terre immense, un amoncellement chaotique de rochers et de glaces dont on n’apercevait pas la limite. Le capitaine Nemo, en arrivant au sommet du pic, releva soigneusement sa hauteur au moyen du baromètre, car il devait en tenir compte dans son observation. À midi moins le quart, le soleil, vu alors par réfraction seulement, se montra comme un disque d’or et dispersa ses derniers rayons sur ce continent abandonné, à ces mers que l’homme n’a jamais sillonnées encore. ”
“ Au milieu de ces resplendissantes fulgurations, la voûte de vapeurs semble prendre feu tout entière. On dirait aussi que l'Océan est incendié comme le ciel, et je vois plusieurs éclairs ascendants qui, s'élevant de la crête des lames, vont croiser ceux les nues. Une forte odeur sulfureuse se répand dans l'atmosphère, mais jusqu'alors la foudre nous a épargnés et n'a frappé que les flots. A deux heures du matin, l'orage est dans toute sa fureur. Le vent est passé à l'état d'ouragan, et la houle, qui est épouvantable, menace de disjoindre le radeau. ”
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