“ Un an plus tard, Grip était arrivé à Dublin. Il eut alors l’idée de naviguer. Être marin, ce métier lui semblait plus sûr, plus « nourrissant » que n’importe quel autre. Mais, à dix-huit ans, il est trop tard pour être mousse et même pour être novice. Eh bien ! puisqu’il n’était plus d’âge à embarquer comme matelot, puisqu’il ne connaissait rien de cet état, il embarquerait comme soutier, et c’est ce qu’il avait fait à bord du Vulcan. Loger au fond des soutes, au milieu d’une atmosphère de poussière noire, respirer un air étouffant, ce n’est peut-être pas l’idéal du bien-être ici-bas. ”
Jules Verne
Résumé
P’tit Bonhomme, roman de Jules Verne publié en 1893, se déroule en Irlande et suit l’itinéraire d’un orphelin abandonné, P’tit Bonhomme, qui traverse oppression, pauvreté et entraide. Inspiré par Dickens, l’œuvre mêle aventure et réflexion sociale, suivant son héros de l’enfance misérable à la réussite commerciale.
À seize ans, il rassemble ceux qui l’ont aidé et poursuit ses rêves, illustrant la persévérance et la bienveillance. Son parcours, marqué par des liens humains et des défis économiques, reflète les enjeux de l’époque.
Citations de P’tit Bonhomme (Jules Verne)
“ « Il faut avoir confiance ! » lui répétait Kitty. Et Murdock la regardait sans répondre. Ce fut ce mois-là, le 9, que l’événement si impatiemment attendu mit en fête la ferme de Kerwan. Kitty, qui s’était à peine alitée, donna le jour à une petite fille. Quelle joie pour tout le monde ! Ce bébé, on le reçut comme un ange qui serait entré par la fenêtre de la grande salle en battant de l’aile. Grand’mère et Martine se l’arrachaient. Murdock eut un sourire de bonheur en embrassant son enfant. Ses deux frères demeuraient en adoration devant leur nièce. ”
“ Le hasard — fâcheux hasard — voulut que l’un des chiens du comte Ashton, un pointer hargneux, fût allé vaguer sur la grande route. Du plus loin qu’ils s’aperçurent, les deux animaux témoignèrent, par un sourd grognement, de leurs dispositions hostiles. Il y avait entre eux inimitié de race. Le chien-lord n’aurait dû éprouver que du dédain pour le chien-paysan ; mais, étant d’un mauvais caractère, ce fut lui qui se montra le plus agressif. Dès qu’il eut vu Birk, immobile à la lisière du bois, il courut sur lui, la joue relevée, les crocs à découvert et très disposé à en faire usage. ”
