Joséphine Colomb, La fille des bohémiens (Nouvelle édition… (1910)
“ On est libre, on va tant qu'on veut, on s'arrête où cela vous convient, on ne dépend de personne, personne ne vient vous dire : « Fais ceci, ne fais pas cela. » Jusque-là, Fridoline hésitait. Tous les enfants rêvent la vie de Robinson, et la montagne avec ses aspects variés valait mieux qu'une île déserte. Mais l'idée de ne plus obéir à personne évoqua le souvenir de ceux à qui elle obéissait tous les jours, et elle fondit en larmes en s'écriant : « Papa! grand'mère! je ne veux pas les quitter! je veux rester chez nous! Allons-nous-en, je t'en prie, Méryem! allons-nous-en bien vite ! » ”
