George Eliot

George Eliot

Résumé

Portrait de George Eliot George Eliot Adam Bede

Cela ne me ferait rien, si vous étiez la propre nièce de M. Poyser — les gens doivent s’arranger de leurs proches comme ils s’arrangent de leur nez ; — c’est leur propre chair et sang. Mais penser qu’une nièce à moi peut être la cause du renvoi de mon mari de sa ferme ! moi qui ne lui ai rien apporté que mes économies.
— Non, chère tante Rachel, dit Dinah avec douceur, vous n’avez aucune raison d’avoir de telles craintes. J’ai l’assurance certaine qu’il ne peut vous arriver aucun mal, ni à M. Poyser ou les enfants de ce que j’ai fait.
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Portrait de George Eliot George Eliot Adam Bede

Seth se sentait si heureux maintenant que Dinah était dans la maison, qu’il ne pouvait s’empêcher de penser que sa présence pouvait bien être achetée au prix d’une vie dans laquelle un chagrin faisait incessamment place à un autre. Mais le moment après il se reprocha cette pensée ; c’était presque comme s’il se réjouissait de la mort de son père. Néanmoins la joie d’être avec Dinah l’emportait ; c’était comme l’influence du climat, à laquelle rien ne peut résister. Et ce sentiment se peignit sur son visage au point d’attirer l’attention de sa mère tandis qu’elle buvait son thé.
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Portrait de George Eliot George Eliot Adam Bede

« Ah ! Addy, je l’aime trop, je le crains, car elle ne m’aime seulement que comme un enfant de Dieu en sait aimer un autre. Elle n’aimera jamais un homme comme mari, je le crois.
— Non, mon garçon, on ne peut le savoir ; il ne faut pas perdre courage. La matière dont elle est composée est d’un grain plus fin que chez la plupart des autres femmes, je puis le voir facilement. Mais si elle leur est supérieure à tant d’égards, elle peut ne pas l’être pour celui-là. »
Ils ne dirent rien de plus. Seth se rendit au village et Adam commença le travail du cercueil.
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