Résumé

Dorvigny Ma tante Geneviève, ou Je l’ai échappé belle

Un jour donc, le beau monsieur Jasmin, qui était tout juste aussi de votre même profession ; car il était le valet-de-chambre favori du seigneur de notre village...
« Bon, encore un trait de ressemblance avec moi, dit monsieur de Lafleur ; mais le plus fort que nous ayons, c’est celui de notre amour pour votre famille ; et je défie qu’il ait pu aimer la tante plus que je n’adore la nièce ».
« C’est fort bien jusque-là, répondit Geneviève, mais tâchez de ne pas lui ressembler jusqu’au bout ; car vous allez voir... ».
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Dorvigny Ma tante Geneviève, ou Je l’ai échappé belle

« Non, non, jarni ! ça ne sera pas vrai, s’écria ma tante, en me serrant dans ses bras ; non, monsieur, ma nièce ne me quittera plus jamais d’un pas, tant que le ciel me conservera la vie. La pauvre enfant a trop besoin de moi ! et, après l’infamie du petit vicaire du bon curé, il n’y a ni grand vicaire, ni évêque, ni cardinal même, à qui je voulusse la confier pour deux minutes.
» Vous avez bien raison, ma chère maman ! continua monsieur de Lafleur, en la caressant beaucoup, et c’est bien aussi ce que je vous recommande moi-même.
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Dorvigny Ma tante Geneviève, ou Je l’ai échappé belle

« Mais, monsieur le vicaire, lui dis-je enfin, est-ce donc comme cela qu’on administre le saint sacrement de la pénitence ?... Et moi, qui me confesserais comme d’un grand péché, si je m’étais laissée embrasser par un autre, n’en fais-je donc pas un plus mortel de me laisser embrasser par un homme d’église ?
» Oh ! non, reprit-il, c’est bien différent ! Dieu nous a donné, à nous autres prêtres, comme jadis Jésus à ses apôtres, le pouvoir de lier et de délier... d’ailleurs, vous devez bien le savoir... Est-ce que le bon curé ne vous en fait pas autant ?
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