Simonne Ratel,
Trois parmi les autres
“ Suzon patauge et n’y prend garde. Les haies d’épines qui bordent les champs encadrent de leur marge touffue et sèche des étendues d’herbe rase étoilées d’ombelles couleur de poussière où tremblent des gouttes. Un jeune regard déchiffre avec allégresse ce terne grimoire battu de pluie : Suzon est persuadée que sa destinée exceptionnelle, constellée d’aventures et de joies, est inscrite dans toutes les lignes du paysage. Elle franchit le canal. Les chiens l’ont déjà précédée sur le chemin qui monte vers Frangy, Rigoletto, au galop déhanché, menant le train. ”
