Julien Offray de La Mettrie,
''Œuvres philosophiques''
“ Jouissez, Phylis, jouissez de vos charmes : n’être belle que pour soi, c’est l’etre pour le tourment des hommes. Ne craignez ni l’amour, ni l’amant ; une fois maîtresse de mon cœur, vous le serez toujours. La vertu conserve aisément les conquêtes de la beauté. J’aime, comme on aimoit avant qu’on eût appris à soupirer, avant qu’on eût fait un art de jurer la fidélité. Amour est pauvre : je n’ai qu’un cœur à vous offrir, mais il est tendre comme le vôtre. Unissons-les, & nous connoîtrons à la fois le plaisir, & cette tendresse plus séduisante qui conduit à la plus pure volupté des cœurs. ”
