David-Renaud Boullier

Résumé

David-Renaud Boullier,  Essai philosophique sur l'âme des bêtes… (1728)

“ Quand je parle de ce trait de la Sagesse divine qui paroît dans les bêtes, je n'ai garde d'entendre leur ame, j'entens le seul méchanisme de leurs organes, qui subordonné à un principe sensitif & actif tout à la fois, tend par tous les mouvemens de l'instinct à quelque chose qui vaut mieux que ce méchanisme, savoir le bonheur du principe immateriel & l'usage dont il peut être en le joignant à la machine. ”
Source : Gallica

David-Renaud Boullier,  Essai philosophique sur l'âme des bêtes… (1737)

“ Le plaisir fensible absorbe son Ame, il la pénétre toute entière. L'habitude de le goûter & de s'y livrer totalement, fait, qu'incapable de peser les raisons qui l'en détournent , il fuit sans réflexion chaque nouveau sentiment qui le flatte; il vole à tout attrait de la volupté ; son Ame ne conferve d'autre mouvement que celui que ses sens, comme autant de ressorts, lui impriment d'une heure à l'autre. ”
Source : Gallica

David-Renaud Boullier,  Essai philosophique sur l'âme des bêtes… (1737)

“ On verroit que la Sagesse divine a su menager les choses en forte que dans tout individu sensitif, le dégré du mal qu'il souffre, sans lui enlever tout l'avantage de son existence , tourne d'ailleurs au profit de l'Univers.
Ne nous imaginons pas aussi que les souffrances des Bêtes ressemblent aux nôtres ; la même équitable compensation dont je parlois tout à l'heure paroît ici. Les Bêtes ignorent un grand nombre de nos maux , parce qu'elles n'ont pas les dédommagemens que nous avons ; ne jouïssant pas des plaisirs que la Raison procure ; elles n'en éprouvent pas les peines.
”
Source : Gallica

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