Résumé

Frédéric II Oeuvres philosophiques de La Mettrie… (1796)

La plupart des prêtres examinent tous les ouvrages de littérature comme si c'etoieni des traités de théologie ; remplis de ce seul objet, ils voient des hérésies par-tout : de-là viennent tant de faux jugemens & tant d'accusations formées , pour la plupart, mal-à-propos contre les auteurs. Un livre de physique doit être lu avec l'esprit d'un physicien ; la nature, la vérité est son juge ; c'est elle qui doit l'absoudre ou le condamner : un livre d'astronomie veut être lu dans un même sens.
Source : Gallica

Frédéric II Oeuvres philosophiques de La Mettrie… (1796)

Cette maladie de l'esprit dépend de causes corporelles connues; & si on a tant de peine à la guérir,
c'est que ces malades ne croient point l'être, & ne veulent point entendre dire qu'ils le font ; de forte que si un médecin n'a pas plus d'esprit que de gravité, ou de galénique, ses raisonnemens gauches & mal-adroits les irritent & augmentent leur manie. L'ame n'est livrée qu'à une forte impression dominante, qui feule l'occupe toute entiere, comme dans l'amour le plus violent, qui est une forte de manie. Que fert donc alors de s'opiniâtrer à parler raison à un homme qui n'en aplus ?
Source : Gallica

Frédéric II Oeuvres philosophiques de La Mettrie… (1796)

J'avoue que je ne le concois pas; mais, outre qu'il est impie de borner la toute-puissance du créateur, en soutenant qu'il n'a pu faire penser la matiere, lui qui d'un mot a fait la lumiere , dois-je dépouiller un être des propriétés qui frappent mes sens, parce que l'essence de cet être m'est inconnue ? Je ne vois que matiere dans le cerveau ; qu'étendue , comme on l'a prouvé, dans sa partie sensitive : vivant, fain, bien organisé, ce viscere contient à l'origine des nerfs un principe actif répandu dans la substance médullaire
Source : Gallica

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