Henry David Thoreau,
Walden ou la Vie dans les bois
“ Il nous faut le tonique de la nature inculte – de temps à autre patauger dans les marais où guettent le butor et le râle, et entendre le grondement de la bécassine ; renifler la senteur du roseau murmurant là où seul quelque oiseau plus sauvage et plus solitaire bâtit son nid, et le vison rampe le ventre au ras du sol. Empressés à tout explorer et tout apprendre, nous requérons en même temps que tout soit mystérieux et inexplorable, que la terre et la mer soient infiniment sauvages, non visitées, et insondées par nous parce qu’insondables. ”
