Marius-Ary Leblond, Revue des Deux Mondes
“ « La richesse, l’or, l’argent blanc, dit l’amant à l’amie, moi, je n’aime pas ça ; c’est vous que j’aime. » Le plus original n’est point qu’il le dise, mais qu’il soit sincère : l’amour absorbe sa vie, ses forces, à le laisser dédaigneux du reste. Le Malgache n’y goûte point seulement le plaisir et sa routine ; il a le sentiment de la beauté et la conscience qu’elle est un don inappréciable. Une légende conte l’aventure d’un petit sauvage de la forêt qui, souffrant d’être disgracié, met le feu à un arbre, boucane les narines de Dieu jusqu’à ce qu’il lui accorde la beauté. ”
