Marius Chabaud

Résumé

Marius Chabaud Madagascar, impressions de voyage (1893)

D'une taille moyenne, robuste et fort, Tizy, tel est son nom, conserve toujours sur sa figure les signes de l'indifférence la plus complète. Il ne s'émeut de rien, ne s'étonne de rien et garde, en toutes circonstances, l'impassibilité la plus absolue. Le ciel pourrait lui tomber sur la tête : Tizy ne s'en étonnerait pas outre mesure. C'est lui qui, pendant le cours de notre voyage, est chargé de faire notre cuisine ; car, pour être voyageur on n'en est pas moins homme, et rien n'est meilleur, après une rude étape, que de trouver au gîte un repas délicatement préparé et copieusement servi.
Source : Gallica

Marius Chabaud Madagascar, impressions de voyage (1893)

Nous traversons, à une heure vingt, le petit village cl'Anclranokobaka perdu au milieu de la plaine de Moramanga.
Le paysage change tout à coup. Nous franchissons quelques monticules couverts de bois ombreux, et nous atteignons, vers quatre heures de l'après-midi, les bords du Mangoro. C'est une rivière d'environ soixante à soixante-dix mètres de largeur, qu'il faut passer avec la plus grande prudence sur de légères pirogues, car nos écrevisses d'Europe y sont remplacées par de magnifiques caïmans qui ne demandent qu'à nous happer au passage.
Source : Gallica

Marius Chabaud Madagascar, impressions de voyage (1893)

A dix heures, nous passons près du village de Irihitra et, à midi, nous atteignons Ambavaniasa où nous déjeunons. A une heure, nous nous remettons en route dans la forêt. Le paysage est identique à celui du matin : nous sommes toujours environnés d'une flore tropicale très puissante, et la végétation parasitaire est encore plus intense. Le soleil est très chaud, mais ses rayons ne nous incommodent nullement, tamisés qu'ils sont par la voûte de verdure qui protège nos têtes.
Source : Gallica

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