Résumé

Colonel Ortus Madagascar et les moyens de la conquérir… (1895)

Ajoutez qu'il faut traverser fréquemment soit des marais, soit des rivières ; quand il y a peu d'eau, en les passe à gué ; lorsqu'il y en a trop, on les franchit sur dos troncs
d'arbres jetés d'une rive à l'autre : les ponts sont inconnus à Madagascar.
Inutile de songer à faire passer dans ces sentiers des chevaux, ni même des mulets ou des ânes ; les hommes seuls peuvent s'y engager. Les Malgaches sont à ce sujet d'une adresse et d'une intrépidité vraiment prodigieuses ; aucun obstacle ne les arrête, et c'est en courant qu'ils font l'ascension des collines les plus escarpées.
Source : Gallica

Colonel Ortus Madagascar et les moyens de la conquérir… (1895)

Nos tirailleurs arrêtent le feu ; en quatre minutes ils avaient jeté 3.000 à 4.000 balles à bout portant dans la masse. Tout autour d'eux, la forêt était dépouillée, le taillis nettoyé comme si un ouragan avait passé là.
Sans s'arrêter à compter les morts de l'ennemi, la petite colonne française se lance à corps perdu en avant. Il s'agit pour elle d'arriver avant que les bandes de guerriers noirs aient eu le temps de se reformer et de se jeter dans Thiassalé. Voici enfin un sentier. C'est le seul et elle est dessus ; elle prend une allure de marche qui est presque une course.
Source : Gallica

Colonel Ortus Madagascar et les moyens de la conquérir… (1895)

Nulle part en Afrique, ni les Anglais contre les Zoulous, Achantis et Derviches, ni les Italiens contre les Abyssins, n'ont eu à lutter contre des ennemis aussi redoutables que les Dahoméens armés de fusils à tir rapide et munis d'artillerie. Les Zoulous n'avaient que des fusils rayés à baguette, les Achantis des fusils à pierre, les Derviches du Soudan des lances et des bâtons ; enfin, les Abyssins, n'avaient que la moitié de leur infanterie munie de fusils de tout calibre, soif à bouche, soit à culasse mobile.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature