Colonel Ortus, Madagascar et les moyens de la conquérir… (1895)
“ Ajoutez qu'il faut traverser fréquemment soit des marais, soit des rivières ; quand il y a peu d'eau, en les passe à gué ; lorsqu'il y en a trop, on les franchit sur dos troncs d'arbres jetés d'une rive à l'autre : les ponts sont inconnus à Madagascar. Inutile de songer à faire passer dans ces sentiers des chevaux, ni même des mulets ou des ânes ; les hommes seuls peuvent s'y engager. Les Malgaches sont à ce sujet d'une adresse et d'une intrépidité vraiment prodigieuses ; aucun obstacle ne les arrête, et c'est en courant qu'ils font l'ascension des collines les plus escarpées. ”
