Nemours-Godré

Résumé

Nemours-Godré La France à Madagascar (1896)

Comme son compatriote-breton M. Laborde avait fait dans la grande île, grâce à son intelligence et à son activité, une fortune considérable. Ils n'avaient ni l'un ni l'autre aucune ambition politique. Mais leur désir le plus cher était de voir le protectorat de la France établi définitivement sur Madagascar. Si jamais la patrie tire orgueil et profit de la belle colonie que la valeur de nos soldats vient de lui donner, si plus tard on consacre un monument aux bons Français qui ont préparé cette laborieuse conquête on devra y faire une place d'honneur à Lastelle et à Laborde.
Source : Gallica

Nemours-Godré La France à Madagascar (1896)

Quand Madagascar sera devenue terre française non plus seulement par le drapeau mais aussi par le coeur et l'âme, il faudra sur le plus beau site de Tananarive élever une colonne votive à la mémoire de nos missionnaires. On n'y mettra point de noms, mais une simple inscription attestant qu'aux plus mauvais jours de notre histoire, contre la ruse et la force de beaucoup d'ennemis, une phalange héroïque et dévouée garda sur la Grande Ile la place de la France jusqu'à l'heure de la résurrection et de la victoire.
Source : Gallica

Nemours-Godré La France à Madagascar (1896)

Ainsi en est-il aux Indes où on voit parfois un artisan indigène accroupi dans son échoppe, voire à un coin de rue, accomplir, avec des outils qui feraient sourire nos ouvriers d'Europe, des chefs-d'oeuvre de finesse et de patience. Le Malgache fabrique aussi de l'huile, de la potasse et du savon, de la vaisselle de corne, de la poudre de guerre, du tabac qui pousse dans l'île à l'état sauvage. Mais il s'agit en tout cela de rudiments d'industries parfois copiées grossièrement sur les procédés européens, plutôt que de véritables industries.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature