M. Delelée-Desloges

Résumé

M. Delelée-Desloges Madagascar et dépendances (1931)

Tananarive-la-Haute, Tananarive-la-Rouge, Tananarive-aux-fleurs, qu’on aurait pensé, dit-on, à détrôner jadis au profit de Tamatave, mais
qui a, pour allié, le nombre, a conservé le prestige qu’elle tient de sa beauté tourmentée, de son histoire et de sa position. Reine de l’Imerina et capitale de la Grande Ile, elle garde les administrations prisonnières... et satisfaites.
Sur l’Y de son mont sacré, dominant la plaine infinie, les unes s’attardent, égaillées;
les autres, abandonnant à regret l’inoubliable panorama, ont sacrifié aux exigences de la vie moderne.
Source : Gallica

M. Delelée-Desloges Madagascar et dépendances (1931)

Madagascar est, en effet, une île à cyclones : le grand vent qui tourne, comme l’appelle un auteur, le vent dangereux, disent les malgaches, surgit en général de l’Océan Indien, grossit, heurte la terre, croît encore en violence, paraît s’apaiser, redouble de fureur, s’acharne, arrache les arbres, emporte les toits quand il ne culbute par la maison, couche les récoltes, passe, continue sa course échevelée et ne laisse derrière lui que deuils et dévastations. Ce que le météore a épargné, la mer, soulevée en raz-de-marée, s’associe à des averses diluviennes pour le détruire, et c’est la ruine.
Source : Gallica

M. Delelée-Desloges Madagascar et dépendances (1931)

Mais quelle surprise pour le profane, quand il écoute les initiés, d’apprendre que sur une terre détachée de l’Afrique, il n’aurait survécu, de la faune commune, que de rares spécimens comme le zébu et le caïman; quel étonnement, si on lui dit que la plupart des oiseaux, et sans doute le crocodile, seraient les seuls animaux d’aujourd’hui qui la rattachent encore à l’Inde et l’Arabie; que notre Grande Ile, enfin, est l’exclusif habitat d’espèces comme le lémurien, absent de l’Afrique et de l’Inde, de l’Australie et de l’Amérique du Sud.
Source : Gallica

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