André Dandouau

Résumé

André Dandouau Géographie de Madagascar (1922)

Aussi y acquiert-on très vite et fatalement l’impression que Madagascar n’est constitué que par des hauts-plateaux très peuplés et stériles et par des régions plus chaudes et plus humides, tout aussi stériles, où l’on peut faire, néanmoins, quelques cultures tropicales. De ce point de l’île on semble ignorer qu’il existe, à l’Ouest, sous un climat tout différent, des plaines immenses, des terres fertiles, des cultures et des productions tout autres, tout un autre monde enfin.
Source : Gallica

André Dandouau Géographie de Madagascar (1922)

Madagascar s’étend du N. au S., depuis 11°-57’ jusqu’à 25°-38’, c’est-à-dire sur une longueur de 13°-41’ dont 2°-3’, seulement sont compris dans la zone tempérée du Sud. Il n’est pas surprenant de constater que, sur une telle étendue, le climat est loin d’être uniforme. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il n’est modifié que très peu par la latitude. C’est que, s’il dépend de la chaleur solaire, il dépend aussi de la pluie, et ces deux facteurs sont, à Madagascar, beaucoup plus influencés par le vent et l’altitude que par la latitude.
Source : Gallica

André Dandouau Géographie de Madagascar (1922)

La côte Sud décrit, de la baie d’Androka à Fort-Dauphin, une courbe convexe dont le point le plus méridional est le cap Ste-Marie. La côte est aride, inhospitalière, bordée de récifs et de coraux, constamment battue par une mer furieuse. Elle est formée de hautes dunes ou de falaises abruptes dont le sommet a été nivelé par les vents ou l’érosion. Il n’y a ni ports ni rades. Un grand banc de coraux s’étend de la baie d’Androka au cap Ste-Marie. Les naufrages y étaient autrefois très fréquents. A l’Est du cap Ste-Marie est le Faux Cap, ou Cap Itomampy, avec la petite anse des Karimboly.
Source : Gallica

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