Marcel Paisant

Madagascar (1895)

Résumé

Marcel Paisant,  Madagascar (1895)

“ Si la corvée s'appliquait, en effet, aux seuls travaux publics, il faudrait reconnaître que sa rigueur même a eu d'heureux résultats, en créant par exemple un système d'irrigation qui a ouvert de grands terrains à la culture ; mais elle frappe aussi bien les talents particuliers que la force de travail de tous, l'individu que la nation. Un artisan habile recevra l'ordre de ne plus rien fabriquer que pour la reine, une personne qui
aura donné des preuves de capacité, dans un genre quelconque, se verra investir de fonctions honorifiques, mais ni l'un ni l'autre ne recevront aucun salaire
”
Source : Gallica

Marcel Paisant,  Madagascar (1895)

“ M. Grandidier, arrive en 1865 à l'île Sainte-Marie, fit deux tentatives de pénétration par le N.-E., que l'hostilité des gouverneurs hovas rendit infructueuse. Renonçant à pénétrer l'île de ce côté, l'explorateur s'embarque pour le sud et arrive le 11 juin 1866 au cap Sainte - Marie, rivage désolé où une large ceinture d'écueils à fleur d'eau enserre une mince plage formée de sable quartzeux dans lequel abondent les grenats. Les dunes très élevées s'enflent au point même où meurent les vagues et s'arrondissent
s'arrondissent une hauteur de 140 mètres.
”
Source : Gallica

Marcel Paisant,  Madagascar (1895)

“ Mais il est d'autres devoirs qui pèsent lourdement sur le peuple, ce sont les prestations en nature, le fanompoana ou corvée. S'agit-il d'exploiter des mines, de construire des bâtiments publics ou d'endiguer certaines rivières, un décret royal ordonne que chacun devra s'y employer, gratuitement et pour un temps illimité, de sorte qu'une grande partie du travail de chaque Malgache est consacrée à des travaux dont il ne recueille aucun bénéfice ; la nation est aux ordres de la reine, qui en abuse quelquefois. ”
Source : Gallica

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