Mulet

Définition et enjeux

Henri Vincent,  Les Vingt-deux années du Père Tasse à Chamrousse… (1891)

“ Le mulet, personne ne l'ignore, est un animal très entêté, si entêté que la sagesse des nations, cette bonne vieille qui aime tant à débiter des aphorismes, le présente au monde comme l'archétype de l'obstination irrémédiable.
De plus il a un goût bizarre : il adore l'abîme, ou, sinon exactement l'abîme, du moins ses bords. Si un sentier longe un ravin, si profond que soit celui-ci, si vertigineux que soient la pente ou même l'a-pic, c'est l'extrême lisière
du sentier de ce côté que le mulet choisira pour suivre sa route.
”
Source : Gallica

Portrait de Galoppe d'Onquaire Galoppe d'Onquaire,  Hommes et bêtes, physiologies anthropozoologiques mais amusantes (1862)

“ En effet, le mulet, bien qu'il ne soit qu'une invention artificielle des maquignons, n'en a pas moins son caractère et son individualité, ses vices et ses vertus. Ténace et fantasque à l'excès, il vous conduira d'un pied sûr à travers tous les périls de la montagne ; il passera sans broncher et avec la plus grande docilité sur l'arête vertigineuse des sommets alpestres, et il obéira à tous vos désirs et vos caprices mêmes, s'il est bien disposé. ”
Source : Gallica

Émile Court,  Nouveau manuel du cocher : contenant une étude sur les principales races de chevaux… (1886)

“ Le mulet est un animal qu'il faudrait créer s'il était inconnu. Le bœuf pour les marais, le cheval pour les plaines, le mulet pour la montagne. Sobre comme le chameau, il supporte la faim, la soif, les privations avec une résignation courageuse. Il vit de peu, il aime les climats chauds et n'est jamais malade. On en use et on en abuse ; il a un cœur de fer et travaille toujours. Robuste et vif, il a en lui une force incalculable. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature