George Sand,
Valvèdre
(1861)
“ Un grand amour est-il donc la satisfaction des appétits aveugles ? Où serait le mérite, et comment deux âmes élevées pourraient-elles se chérir et s’admirer l’une l’autre pour la satisfaction d’un instinct ?... Non, non, l’amour ne résiste pas à de certaines épreuves ! Dans le mariage, l’amitié et le lien de la famille peuvent compenser la perte de l’enthousiasme ; mais dans une liaison que rien ne sanctionne, que tout froisse et combat dans la société, il faut de grandes forces et la conscience d’une lutte sublime. Je vous crois capable de cela, et moi, je sens que je le suis. ”
