George Sand,
Valvèdre
(1861)
“ Valvèdre, tu m’as guérie ! Elle ne parla plus, elle s’assoupit. Une molle sueur, de plus en plus froide, mouilla ses mains et son visage. Elle vécut ainsi, sans voix et presque sans souffle, jusqu’au lendemain. Un pâle et triste sourire effleurait ses lèvres quand nous lui parlions. Tendre et brisée, elle essayait de nous faire comprendre qu’elle était heureuse de nous voir. Elle appela Moserwald du regard, et du regard lui désigna sa main pour qu’il la pressât dans la sienne. Le soleil se levait magnifique sur la mer. Valvèdre ouvrit les rideaux et le montra à sa femme. ”
