George Sand,
Constance Verrier
“ Je ne m’aime pas ; je m’ennuie, je m’irrite, je me connais trop. J’ai besoin d’admirer, de vénérer, de prier quelqu’un, et je ne m’accorde à moi-même qu’un peu d’estime et beaucoup de pitié. — La singulière créature ! dit la duchesse en s’adressant à Constance. On dirait qu’elle est humble pour tout de bon ; et, cependant, elle n’est pas toujours modeste, je le sais ! — Elle a l’orgueil de l’artiste, c’est son droit, répondit mademoiselle Verrier en souriant à la cantatrice, mais elle a l’humilité chrétienne très-avant dans le cœur, je vous en réponds. ”
