Jean Aicard,
Fleur d'Abîme
(1894)
“ Soit ! Regarde-la donc, la vierge adultère ! Regarde-moi ce visage démonté, d’où toute beauté a disparu. On n’y voit plus que la rage de la défaite, la honte d’être vue à fond, la terreur sans repentir, d’être châtiée ! Mais regarde-la donc en ce moment... Elle est horrible : elle est sincère ! Ce n’est plus Marie : c’est Rita !Et comme Albert, les yeux égarés, hurlait à son tour : « Tais-toi ! ou je ne réponds plus de moi-même ! » le comte Paul, comme pour la piétiner d’un mot, répétait avec rage : « Rita ! Rita ! Rita ! »Elle ne savait toujours pas s’il était sûr de la présence de l’autre. ”
