Édouard Cadol

Édouard Cadol

Résumé

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol Les inutiles (1877)

Voyez-vous, mademoiselle, si je suis un homme aujourd'hui, si j'ai vécu jusqu'ici, c'est à mon oncle que je le dois. Il s'est imposé des privations pour m'élever, je lui suis redevable de la vie; c'est mon véritable père.
Depuis huit ans, il travaille pour deux; mon tour est venu.
En terminant, Octave, gêné par l'étalage qu'il semblait faire de ses sentiments, releva les yeux et vit deux larmes qui perlaient aux paupières de la jeune fille.
— C'est pour cela, dit Boulard ému lui-même, que je tiens à ce que tu habites près de nous. Tes
scrupules sont des enfantillages.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol Les inutiles (1877)

Pauline se leva, afin de rompre l'entretien, et ce ne fut pas sans une animation légèrement amère qu'elle s'écria : — Suis-je sotte de t'écouter ! Tu te moques de moi, comme tu te moquais tout à l'heure de Geneviève, comme tu te moqueras toujours de tout et de tout le monde.
Et comme il voulait poursuivre : — Non, non, dit-elle. J'en ai la migraine à la fin, je t'en prie, laisse-moi tranquille, Paul !
— Comment ! s'écria-t-il en l'arrêtant. C'est comme ça que tu me reçois, moi qui allais te faire des confidences?. Eh bien, n'importe! je te les ferai tout de même.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Cadol Édouard Cadol Les inutiles (1877)

Le comte n'y tint plus.
— Ah ! fit-il d'une voix déchirante, est-il possible qu'au moment où je dois renoncer à vous, vous me contraigniez à vous dire que je vous adore !
Elle fit un geste d'incrédulité.
- Vous ne me croyez pas? reprit Paul. Hélas !
j'ai l'étrange consolation d'avoir une preuve à vous donner : j'ai demandé hier soir votre main à Mesnard.
— Eh bien? fit Geneviève haletante.
- Eh bien! reprit le comte avec calme, il m'a répondu cette rude vérité : « Quand on s'est mal ruiné, on n'épouse pas une fille trop riche. »
Source : Gallica

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