Mme E. Thuret, La guerre au château (1879)
“ En vérité, Madeleine, tu es par trop naïve ; tu crois donc que chacun, dans le monde, est ce qu'il paraît être ? – Non... je sais bien... Mais tu as l'air de tant l'aimer. – Mais certainement j'en ai l'air, puisqu'il le faut. Cela ne m'empêche pas, au fond, de penser ce que je veux. Et je pense qu'il faut que toi aussi, Madeleine, tu aies l'air de l'aimer. Mon frère dit bien : « Béyanes est le royaume de Charlotte ; elle en est la reine ; » son mari est son premier serviteur, et j'ai besoin de ce serviteur-là. – Mais, Herbert, tu sais qu'il m'est impossible de feindre. Grand Dieu ! ”
