Résumé

Alexandrine Desves Les Deux jumelles, ou la Famille du meunier… (1844)

Thérèse pleurait, et priait Dieu d'avoir pitié de sa malheureuse soeur , conjurant aussi la sainte Vierge d'adoucir les cruelles angoisses qui déchiraient le coeur de cette pauvre mère.
Enfin, Angèle ayant relevé la tête en poussant un profond soupir, Thérèse lui dit d'une voix émue :
— Oh ! je comprends vos douleurs, je les partage ; mais Dieu ne vous a pas ôté toute consolation ; ne vous reste-t-il pas un enfant? votre fille?...
— Ah! oui, mon Emma, ma fille, où est-elle? reprit Angèle en promenant sa vue égarée autour d'elle ; je l'ai perdue aussi ; elle dort comme son frère...
Source : Gallica

Alexandrine Desves Les Deux jumelles, ou la Famille du meunier… (1844)

Telle était la position de Thérèse, quand elle et Angèle furent reçues parmi les enfants qui se préparaient à faire leur première communion; elle en ressentit une joie qui prouva qu'elle était digne de cette grâce, et elle s'y disposa par un redoublement de piété, vraiment étonnante à son âge. Angèle y mit moins d'ardeur; son coeur resta froid, et elle traita cette importante action avec l'indifférence qu'elle apportait à tout ce qui ne regardait pas le soin de sa beauté et de son bien-être. Hélas! elle s'aimait déjà trop pour aimer Dieu comme elle le devait.
Source : Gallica

Alexandrine Desves Les Deux jumelles, ou la Famille du meunier… (1844)

Mon enfant, Dieu te le demande ton père aussi
— Non, non, s'écria Thérèse désolée, ce n'est pas vous, mon père, c'est elle ! c'est ma mère qui le veut! ma mère me chasse de sa présence! ma vue lui est
odieuse ! Ses jambes fléchirent et elle
devint si pâle, que Thomas effrayé se hâta de la faire asseoir sur un tertre de gazon. Un torrent de larmes vint heureusement soulager son pauvre coeur, et elle murmura en levant les mains au ciel : Mon Dieu ! soyez béni ! car vous ne châtiez que ceux que vous aimez !
Source : Gallica

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