Résumé

Mme Hippolyte Taunay Passion et devoir, par Mme Hippolyte Taunay… (1842)

Lucile occupait tout son être ; honneur, reconnaissance, vertus, vous n'êtes pour lui que de vains noms ; les jouissances que vous procurez sont faibles et vulgaires, mais l'amour qu'inspire Lucile, qu'elle devra partager, voilà le bonheur dans toute sa plénitude : l'aimer, lui plaire, la posséder et mourir! Ainsi pensait Alexis depuis qu'un rayon d'espoir était venu réchauffer dans son âme un feu que la souffrance physique avait pu amortir, mais non éteindre. Nathalie comprit de suite la révolution qui s'était opérée en quelques heures dans la tête d'Alexis.
Source : Gallica

Mme Hippolyte Taunay Passion et devoir, par Mme Hippolyte Taunay… (1842)

D'après ce qui s'était passé chez M. Lefèvre, il ne pouvait rester aucun espoir dans le coeur d'Alexis. Certain d'être aimé, il fallut pourtant qu'il renonçât pour jamais à l'objet de son ardent amour, car il était clair que tous ses efforts eussent échoué devant la résolution de Lucile. Un caractère de cette trempe, une vertu si sublime ne pouvaient faiblir, il était donc conséquent à Alexis de ne plus rien tenter pour arrêter la marche des choses arrangées par elle. L'envie de ne pas lui paraître trop inférieur en noblesse d'âme
Source : Gallica

Mme Hippolyte Taunay Passion et devoir, par Mme Hippolyte Taunay… (1842)

Une fille, même éprise, est encore fille, et l'amour le plus violent n'efface jamais de son coeur le premier sentiment qui ait animé sa vie ; cet être auquel la Providence l'a confiée, qui pendant tant d'années lui a consacré toutes ses heures, qui fut la dispensatrice de ses plaisirs, la compagne de ses jeux, le mobile de toutes ses actions, ne peut être entièrement remplacé dans son esprit. On adore un amant, on chérit un mari, on se dévoue à ses enfants, mais une mère est le besoin essentiel de notre vie de femme.
Source : Gallica

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