Résumé

Madame de Sartory Leodgard de Walheim, à la cour de Frédéric II, roi de Prusse… (1809)

Ah ! sire, s'écria-t-il, ce n'est pas faute de connaître le sacri-fice que je dois faire, qui me fait hésiter, c'est faute de courage pour m'y soumettre. —Le roi n'eut pas de peine à lire tout ce qui se passait dans le coeur de son jeune ami, et il le consola avec un excès de bonté et de tendresse digne de tous les deux.
Léodgard, baissant enfin la tête sous la nécessité qui pèse sur lui, donne sa parole au roi qu'il subira sa destinée, et cette promesse emporte avec elle le bonheur de sa vie : il vient de s'engager , non d'éteindre son amour, mais de l'immoler ; c'était survivre à lui-même.
Source : Gallica

Madame de Sartory Leodgard de Walheim, à la cour de Frédéric II, roi de Prusse… (1809)

Nos sentimens sont innocens, rien n'en pourra jamais altérer la pureté ; ce premier, ce dernier, cet unique amour, sera pour nous un guide certain, un garant sacré de notre fidélité à la vertu. — O mon dieu, dit Virginie en levant ses beaux yeux au ciel, daignez approuver le premier choix de mon coeur, car je sens qu'il sera celui de toute ma vie ! A ces paroles si tendres, Léodgard osa de nouveau entourer de ses bras la taille élégante de Virginie ; leurs soupirs, leurs larmes se confondent,mais ces larmes sont celles du bonheur, et elles sont délicieuses.
Source : Gallica

Madame de Sartory Leodgard de Walheim, à la cour de Frédéric II, roi de Prusse… (1809)

Camille brûle enfin d'un feu légitime, elle jouit d'un bonheur innocent : ce qui n'était qu'une faiblesse coupable est devenu le plus cher, le plus sacré de ses devoirs ! Elle se croit au comble de ses voeux, et déjà une nouvelle plus cruelle que la mort est venue la frapper ! Le roi avait promis à Léodgard d'apprendre à Camille que le lendemain du jour de leur mariage serait celui de leur séparation.
Source : Gallica

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