Madame de Sartory, Leodgard de Walheim, à la cour de Frédéric II, roi de Prusse… (1809)
“ Ah ! sire, s'écria-t-il, ce n'est pas faute de connaître le sacri-fice que je dois faire, qui me fait hésiter, c'est faute de courage pour m'y soumettre. —Le roi n'eut pas de peine à lire tout ce qui se passait dans le coeur de son jeune ami, et il le consola avec un excès de bonté et de tendresse digne de tous les deux. Léodgard, baissant enfin la tête sous la nécessité qui pèse sur lui, donne sa parole au roi qu'il subira sa destinée, et cette promesse emporte avec elle le bonheur de sa vie : il vient de s'engager , non d'éteindre son amour, mais de l'immoler ; c'était survivre à lui-même. ”
