Mme Tarbé des Sablons

Résumé

Mme Tarbé des Sablons Onésie, ou les Soirées de l'abbaye… (1844)

Trouvera-t-il un coeur qui réponde au sien, une âme qui comprenne la sienne? Des dehors brillants le séduiront, l'entraîneront; il croira à l'amitié, à la constance, à la vertu... Rêves d'un jour, qui s'évanouissent promptement dans le monde et surtout à la cour !
C'est cependant là que la volonté d'un père appelle Enguerrand. La guerre vient d'éclater au nord de la France, et le jeune duc d'Enghien y fait ses premières armes, de manière à annoncer au monde le grand Condé. Enguerrand n'a pas dix-huit ans, mais il répondra avec ardeur à l'appel de son père.
Source : Gallica

Mme Tarbé des Sablons Onésie, ou les Soirées de l'abbaye… (1844)

Le marquis, ivre de joie, veut dissimuler l'excès de son attendrissement, il étouffe ses sanglots, en pressant sa tète sur le lit de son fils. Le chevalier, avec cette tendresse enfantine que donne la faiblesse, passe doucement sa main sur les cheveux blancs de son père, en lui disant : « Regardez-moi du moins, si vous ne voulez pas me parler. » Ces mots font oublier au marquis la réserve qu'il s'était promise ; il se lève, presse son fils dans ses bras, et l'arrose de ses larmes; les larmes d'un père, ces larmes si précieuses , coulent sur les blessures d'Enguerrand!....
Source : Gallica

Mme Tarbé des Sablons Onésie, ou les Soirées de l'abbaye… (1844)

Pressé du désir d'aller rendre la vie à ses parents, Enguerrand traverse rapidement les appartements du roi, et se rend sans délai à Paris. Son âme nageait dans une mer de délices ; en vain s'efforcait-il de rapporter à Dieu le bonheur qu'il venait d'obtenir : au milieu de ses actions de grâces, il Voyait le ravissement de sa mère, et là joie noble et mesurée du marquis ; ces pensées faisaient battre son coeur avec violence, et l'humble religieux se disait : « Faut-il, ô mon Dieu, qu'une si vive émotion ne vous ait pas seul pour objet ! »
Source : Gallica

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