Sophie Pannier, L'athée. Tome 2 (1836)
“ Plus recueilli et plus timide, le bonheur d'Emma semble voilé par une douce mélancolie. Etonnée et presque effrayée de ce qu'elle éprouve, cette pieuse et tendre femme se demande parfois s'il n'y a pas trop de joie dans son coeur, trop de confiance dans son ame, trop d'enchantemens dans sa vie; si, enfin, il n'y a pas dans l'amour de d'Olbreuse trop de ciel pour cette terre, et ce n'est qu'en tremblant qu'elle entre dans une félicité qui lui paraît trop parfaite pour un monde qu'elle sait être un lieu d'épreuves et de tribulations. ”
