Résumé

Sophie Pannier Un Secret dans le mariage, par Mme Sophie Pannier… (1844)

Je sens, poursuivit-il avec effort, tout ce qu'il y a de noble, de généreux dans l'aveu que vous venez de me faire, et la terreur, la compassion, l'amour, me déchirent le coeur... Je voudrais vous exprimer la douleur, les regrets amers... Je l'entreprendrais en vain... le courage m'abandonne... la voix me manque... Emma ! trop chère victime !... Ah ! quel que soit le sacrifice que l'honneur exige, croyez que j'admire votre héroïsme, et que votre secret mourra dans mon sein.
— S'élançant alors hors du salon, le comte de Charmançay disparut.
Source : Gallica

Sophie Pannier Un Secret dans le mariage, par Mme Sophie Pannier… (1844)

J'ai tort, je le sens bien, de porter à Emma un intérêt si tendre, mais tel est mon caractère, une fois que je me suis intéressée à une personne, j'ai besoin de la savoir heureuse pour l'oublier.
— Il est certain que je ne conçois rien à l'intérêt que vous prenez à tout ce qui concerne ma nièce; je conviens que ses soirées sont brillantes, et qu'elle donne de fort bons dîners... mais riche et bien posée comme vous l'êtes, qu'avez-vous besoin de son amitié?
— Vous parlez sentiment comme un spéculateur que vous êtes, marquis, et n'entendez rien au coeur des femmes. Sait-on pourquoi on aime !
Source : Gallica

Sophie Pannier Un Secret dans le mariage, par Mme Sophie Pannier… (1844)

Décidément, conclut Emma, en appelant sa tendresse materneile au secours des sophismes que l'amour lui suggérait, décidément je ne dois pas instruire le comte de la naissance de mon fils. Inconnu au monde, inconnu à lui-même , mon René n'appartient qu'à moi, et ta prudence veut que je lui garde un secret qui, s'il était connu, flétrirait à la fois mon bonheur et son avenir.
On voit par ce rapide aperçu des déviations de conscience d'une faible femme, comment les passions s'y prennent pour étouffer la voix de la raison.
Source : Gallica

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