Isabelle de Montolieu,
Caroline de Lichtfield
(1786, en 2 tomes)
“ Non, chère Caroline, non, tu ne seras point appelée à ce cruel sacrifice. C’est moi seul qui dois, qui veux le faire, et tu ne sauras jamais combien il me rend malheureux ; tu ne liras jamais dans ce cœur qui t’adore ; tu ne verras, tu ne soupçonneras que mon amitié : mais si tu m’accordes la tienne, si je fais ton bonheur et celui de Lindorf, serai-je en effet malheureux ?... Ah ! Caroline, Caroline ! toi seule au monde pouvois me faire sentir qu’on peut l’être en remplissant tous ses devoirs... Pour renoncer à toi sans mourir, il ne falloit ni te revoir ni te connoître... ”
