Isabelle de Montolieu

Élements biographiques

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Caroline de Lichtfield (1786, en 2 tomes)

Non, chère Caroline, non, tu ne seras point appelée à ce cruel sacrifice. C’est moi seul qui dois, qui veux le faire, et tu ne sauras jamais combien il me rend malheureux ; tu ne liras jamais dans ce cœur qui t’adore ; tu ne verras, tu ne soupçonneras que mon amitié : mais si tu m’accordes la tienne, si je fais ton bonheur et celui de Lindorf, serai-je en effet malheureux ?... Ah ! Caroline, Caroline ! toi seule au monde pouvois me faire sentir qu’on peut l’être en remplissant tous ses devoirs... Pour renoncer à toi sans mourir, il ne falloit ni te revoir ni te connoître...
Source : Wikisource

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu La Jeune aveugle, suivie de la Poupée bienfaisante… (1829)

ÉMILIE.
Non, chère enfant, on vit alors éternellement et toujours heureux.
HÉLÈNE.
Heureux? Et si l'on est aveugle, c'est bien triste de l'être éternellement !
EMILIE.
Tu ne serais plus aveugle, chère enfant ; on n'emporte dans le ciel aucune des infirmités de la terre.
HÉLÈNE.
Ah! que je me réjouirais d'y être! Mais tu y seras aussi ! Emilie, tu es si bonne ! Si tu n'y étais pas, je ne voudrais plus y être, quand même je pourrais tout voir.
MARIA.
Mon amie Charlotte ira-t-elle aujourd'hui au ciel avec sa bonne maman? Je crois bien que oui, car elle ne la quittait jamais.
Source : Gallica

Portrait de Isabelle de Montolieu Isabelle de Montolieu Suite des nouvelles de Mme Isabelle de Montolieu… (1813)

Je ne suis pas Otto, le fils d'un fermier de Tenna, je suis.... le comte Talto de Tossana.
Dieu ! mon Seigneur ! s'écria Nantilde. Et tremblante comme la feuille agitée, rouge comme la rose des montagnes, confuse de l'amour qu'elle inspirait, de celui qu'elle avait avoué, n'y voyant plus que honte et malheur, ses yeux pleins de larmes étaient baissés vers la terre, ses genoux plièrent, et elle tomba aux pieds de son prince, qui la releva à instant même ; elle retira sa main qu'il
pressait dans les siennes, et elle en couvrit ses yeux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature