Isabelle de Montolieu,
La Jeune aveugle, suivie de la Poupée bienfaisante…
(1829)
“ ÉMILIE. Non, chère enfant, on vit alors éternellement et toujours heureux. HÉLÈNE. Heureux? Et si l'on est aveugle, c'est bien triste de l'être éternellement ! EMILIE. Tu ne serais plus aveugle, chère enfant ; on n'emporte dans le ciel aucune des infirmités de la terre. HÉLÈNE. Ah! que je me réjouirais d'y être! Mais tu y seras aussi ! Emilie, tu es si bonne ! Si tu n'y étais pas, je ne voudrais plus y être, quand même je pourrais tout voir. MARIA. Mon amie Charlotte ira-t-elle aujourd'hui au ciel avec sa bonne maman? Je crois bien que oui, car elle ne la quittait jamais. ”
