Arnaud Berquin, Le Livre de famille, suivi d'un Choix de lectures (1878)
“ MADAME DE PREVAL. — Et Léonor ? MARGUERITE. — Oh ! madame, nous ne sommes pas dignes d'approcher d'elle et de lui parler. Elle est trop grande demoiselle pour nous. Elle n'est pas faite pour s'abaisser jusqu'à de pauvres gens comme nous le sommes. MADAME DE PREVAL, avec indignation. — Comment donc! LÉONOR, confuse. — N'en croyez rien, maman, je vous prie. MADAME DE PREVAL. — N'en croirai-je pas ce que je vois et ce que j'entends ? Otez-vous de devant mes yeux. Dupe que j'étais de ma folle tendresse ! Pauvre Julie ! que n'ai-je connu plus tôt ton bon cœur ! ”
