George Sand,
Valentine
(1832)
“ Valentin, qui avait une voix agréable et fraîche, essayait une romance ; sa mère l’accompagnait. Athénaïs, un coude appuyé sur le piano, regardait attentivement son jeune favori, et ne voulait point s’apercevoir du malaise qu’elle lui causait. Bénédict et Valentine, assis près de la fenêtre, s’enivraient des parfums de la soirée, de calme, d’amour, de mélodie et d’air pur. Jamais Valentine n’avait senti une si profonde sécurité. L’enthousiasme se glissait de plus en plus dans son âme, et, sous le voile d’une juste admiration pour la vertu de son amant, grandissait sa passion intense et rapide. ”
