Alfred de Musset

Alfred de Musset

Nouvelles (1879)

Résumé

Portrait de Alfred de Musset Alfred de Musset,  Nouvelles (1879)

“ Cette tête charmante, coiffée d'un turban doré, qui se balance avec grâce comme une rose bercée par le zéphyr, c'est la jeune marquise que la foule admire, que le triomphe embellit, et qui pourtant semble rêver. Non loin de là, appuyé contre une colonne, Valentin la regarde : personne ne connaît leur secret, personne n'interprète ce coup d'oeil, et ne devine la joie de l'amant. L'éclat des lustres, le bruit de la musique, les murmures de la foule, le parfum des fleurs, tout le pénètre, le transporte, et l'image radieuse de sa belle maîtresse enivre ses yeux éblouis. ”
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Musset Alfred de Musset,  Nouvelles (1877)

“ La veuve de Donato, la fille des Lorédans, était à genoux. Sa robe de velours, semée de fleurs d'argent, couvrait les dalles ; son voile, ses cheveux déroulés, pendaient à terre. De ce beau cadre sortaient ses blanches épaules et ses mains jointes, tandis que ses yeux humides se levaient vers Pippo. Ému jusqu'au fond du cœur, il recula de quelques pas, et se sentit enivré d'orgueil. Il n'était pas noble ; la fierté patricienne que Béatrice dépouillait passa comme un éclair dans l'âme du jeune homme.
Mais cet éclair ne dura qu'un instant, et s'évanouit
rapidement.
”
Source : Gallica

Portrait de Alfred de Musset Alfred de Musset,  Nouvelles

“ Valentin, dans tous ses désordres, n’eut jamais d’autre frein que l’idée de ne pas rapporter un chagrin à sa mère ; mais cette idée le suivait partout. D’un autre côté, cette affection salutaire ouvrait son cœur à toutes les bonnes pensées, à tous les sentiments honnêtes. C’était pour lui la clef d’un monde qu’il n’eût peut-être pas compris sans cela. Je ne sais qui a dit le premier qu’un être aimé n’est jamais malheureux ; celui là eût pu dire encore : « Qui aime sa mère n’est jamais méchant. » ”
Source : Wikisource

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