Alfred de Musset,
Oeuvres de Alfred de Musset
“ Sa façon de voir et de parler étonna d’abord Emmeline à un point qu’on ne peut se figurer, car avec son étourderie, Mme de Marsan était restée d’une innocence rare. Les récits plaisans de sa tante, la manière dont celle-ci envisageait le mariage, ses demi-sourires en parlant des autres, ses hélas ! en parlant d’elle-même, tout cela rendait Emmeline tantôt sérieuse et stupéfaite, tantôt folle de plaisir, comme la lecture d’un conte de fées. Quand la vieille dame vit l’allée des soupirs, il va sans dire qu’elle l’aima beaucoup ; la nièce y vint par complaisance. ”
