Alexandre de Lavergne

Résumé

Alexandre de Lavergne La famille de Marsal (1864)

Maxime! Maxime! c'est ma sœur. Que va-telle penser de moi? Mon Dieu, protégez-nous! Je sens que ma tête se perd.
En même temps, par un mouvement instinctif plus prompt que la pensée, Emmeline se précipita vers la fenêtre qui était restée entr'ouverte. Maxime la saisit par le bras.
— Malheureuse enfant! s'écria-t-il, qu'allez-vous faire?
— Laissez-moi, par grâce, mon ami, laissez-moi échapper aux outrages de Georgina.
— Eh ! qu'importe Georgina? Ne suis-je pas là pour vous défendre? N'avons-nous pas l'un et l'autre le
témoignage de notre conscience?
Source : Gallica

Alexandre de Lavergne La famille de Marsal (1864)

Emmeline n'avait pas perdu un seul mot du dialogue de Maxime et des paysans. Plus morte que vive, elle s'écria : — Rentrez, monsieur! rentrez bien vite! Je vous en supplie.
Mais au même instant le bruit du galop d'un cheval retentit à peu de distance, et l'on vit paraître l'amiral de Marsal, monté sur un coursier dont le mors était blanc d'écume. L'amiral était fort pâle, ainsi qu'on pouvait le voir à la lueur du feu de paille qui éclairait cette scène, et ses regards, flamboyant sous ses épais sourcils noirs, donnaient à sa physionomie naturellement sévère une expression terrible.
Source : Gallica

Alexandre de Lavergne La famille de Marsal (1864)

Tout à coup, la tète livide de Marius apparaît à peu de distance au dessus de l'eau. C'est le salut pour tous, car cet homme, bercé pendant la plus grande partie de sa vie sur toutes les mers du globe, n'est pas moins habile nageur que Maxime.
— Marius! lui crie l'officier, Marius! viens à notre aide! sauve la fille de ton amiral!
Mais Marius continuait de nager vers le rivage sans répondre à cet appel.
— Marius! reprend Emmeline d'un voix strangulée, je vous en prie, sauvez-moi vous serez récompensé.
Le misérable semble un moment indécis
Source : Gallica

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