Pierre Ninous

Résumé

Pierre Ninous Le bâtard. Bambochinet (1881)

Dans la pensée pieuse qui avait réuni côte à côte Jeanne et Michel, Léon reconnut le cœur de Rose, Sur les deux tombes, en effet, il n'y avait pas de nom, mais des héliotropes, encore fleuris malgré l'hiver qui était tout proche, de grands rosiers blancs les entouraient et leur faisaient comme un impénétrable rempart d'amonr et de souvenirs.
Pas une feuille ne jonchait la terre, pas une ronce sauvage ne croissait à l'entour. Rose devait avoir laissé des ordres précis et plus qu'eux encore l'affection fidèle des vieux serviteurs soignait le dernier asile de celle qu'ils avaient aimée.
Source : Gallica

Pierre Ninous Le bâtard. Bambochinet (1881)

Le juge l'entraîna dans la chambre de Rose : là, ce fut bien une autre affaire.
La jeune fille était dans un moment de crise nerveuse : le corps renversé et tordu, les yeux hagards, la poitrine découverte, enveloppée de ses magnifiques cheveux d'ébène comme d'un manteau de velours sombre : elle était superbe et terrible.
Devant ces étrangers, qu'elle ne reconnaissait
sans doute pas, mais dont la présence excitait ses nerfs irrités, elle se leva à demi et, ayant regardé un instant Antoine Flamarens, elle se renversa en arrière en poussant une sorte de rugissement.
Source : Gallica

Pierre Ninous Le bâtard. Bambochinet (1881)

L'or te sera un étai puissant, grâce auquel tes rares vertus seront reconnues de tous. Du reste, ne me remercie pas. M. d'Arquizan, pour prix de mes soins, m'a enrichie. Mais je n'ai pas été seule à entourer sa vieillesse de tendresse et de dévouement, Rose l'a veillé et soigné au moins autant que moi, elle a donc des droits incontestables à cette fortune. Mon mari, qui l'aimait profondément, m'a fait jurer, à son lit de mort, de lui donner sa part, dans la mesure indiquée par ma conscience ; je tiens à accomplir sa volonté et à tenir ma promesse, c'est strictement loyal, voilà tout.
Source : Gallica

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