Louis Veuillot,
Les pèlerinages de Suisse
(1896)
“ Si le voyage pédestre a de grands plaisirs, il a ses inconvénients. Quelquefois, vers le soir, le piéton s'aperçoit que la course a été bien longue, le chemin bien rude, le soleil bien inclément; son bissac est plus lourd, sans être mieux garni; son bâton pèse à la main; il sent naître les ampoules dans son soulier trop étroit; il a l'œil morne et la tête baissée, et plaint de tout son cœur le pauvre épuisé qui passe en boitant, et qui ne sait où trouver un gîte pour la nuit. Nous soupirions tout haut après une auberge, quelle qu'elle fût. ”
