Résumé

Henri Boisse Adrian Le quatrième bataillon des mobiles de la Loire… (1872)

C'est par cette route que, durant toute la matinée, s'écoula ce flot de 30,000 hommes, qui de tous les confins du département, avaient reflué sur Dijon. Leurs longues files se répandaient déjà dans les rues de Beaune, que les derniers traînards, accourant de tous les points de l'horizon, étaient encore à Dijon. Tout était pêle-mêle au milieu de l'obscurité; on ne distinguait plus ni compagnie, ni escouade; troupes de ligne, zouaves, mobiles, tout était confondu; chacun allait au gré de sa fantaisie ou plutôt selon ses forces. Des hommes ivres roulaient sur les cailloux, dans les fossés.
Source : Gallica

Henri Boisse Adrian Le quatrième bataillon des mobiles de la Loire… (1872)

Tout dénotait cette fois que l'ennemi était devant nous ; déjà sur notre route, nous avions franchi des sauts-de-loup, des arbres abattus, des ouvrages en terre, et nous apercevions à cette heure, bivouaquant dans la campagne, des compagnies de mobiles et leurs sentinelles éparses, pendant que le canon grondait du côté d'Auxonne, cette ville si coquette derrière ses remparts en miniature, avec sa gare crénelée et la ceinture que lui fait la Saône.
Source : Gallica

Henri Boisse Adrian Le quatrième bataillon des mobiles de la Loire… (1872)

Nous irons demander à la neutralité Suisse l'abri de son pavillon, mais je compte dans cette retraite vers la frontière sur un effort suprême de votre part. Défendons pied à pied les derniers échelons de nos montagnes, protégeons le défilé de notre artillerie, et ne nous retirons sur un sol hospitalier qu'après avoir sauvé notre matériel, nos munitions et nos canons. Soldats, je compte sur votre énergie et votre ténacité; il faut que la patrie sache bien que nous avons tous fait notre devoir jusqu'au bout, et que nous ne déposons nos armes que devant la fatalité.
Source : Gallica

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