Henri Boisse Adrian, Le quatrième bataillon des mobiles de la Loire… (1872)
“ C'est par cette route que, durant toute la matinée, s'écoula ce flot de 30,000 hommes, qui de tous les confins du département, avaient reflué sur Dijon. Leurs longues files se répandaient déjà dans les rues de Beaune, que les derniers traînards, accourant de tous les points de l'horizon, étaient encore à Dijon. Tout était pêle-mêle au milieu de l'obscurité; on ne distinguait plus ni compagnie, ni escouade; troupes de ligne, zouaves, mobiles, tout était confondu; chacun allait au gré de sa fantaisie ou plutôt selon ses forces. Des hommes ivres roulaient sur les cailloux, dans les fossés. ”
