Résumé

Le 3me bataillon des mobiles de la Marne… (1871)

Quels remords doivent peupler vos songes, tyrans infâmes qui assujétissez vos trônes sur des monceaux de cadavres! — Si Dieu est juste, quel enfer que votre vie! quel supplice que votre gloire!
Nous arrivons, vers sept heures, à la Viéville, petit village encombré de troupes, et où nous devons nous loger, comme bien souvent déjà, à la force du poignet. Un bataillon de chasseurs, un régiment de ligne, nous y avaient devancés, et la Viéville a 200 habitants.
Source : Gallica

Le 3me bataillon des mobiles de la Marne… (1871)

Le dimanche 27 novembre, à l'heure de la parade, l'adjudant-major du 4e bataillon de la Somme arrive ventre à terre de Dury dans les rues du camp en criant: Aux armes, les Prussiens sont sur nous!
Nous nous précipitons sur nos fusils, nous bouclons en hâte nos ceinturons, nous bourrons nos cartouchières et nos poches de cartouche? et nous nous hâtons de prendre nos rangs pour voler à l'ennemi.
Malheureusement les compagnies étaient loin d'être au complet, près du tiers du bataillon venait de partir aux tranchées relever les travailleurs qui n'en étaient pas encore rentré.
Source : Gallica

Le 3me bataillon des mobiles de la Marne… (1871)

Les blessés nous déchirent le cœur de leurs cris de détresse, beaucoup devaient être achevés à coups de crosse par l'ennemi qui allait sitôt les rejoindre. -Nous voilà, nous précipitant comme une cohue dans les terres défoncées par le dégel ; à chaque pas un de nous tombe, atteint d'une balle ou d'un obus que les batteries ennemies commencent seulement alors à lancer sur nous, bientôt chacun fuit pour son compte jusqu'à Giffécourt où les trois bataillons se retrouvent.
Source : Gallica

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