Résumé

Émile Bouchet La guerre dans le Nord (1870-1871… (1873)

On a vivement blâmé cette retraite comme contraire aux règles les plus élémentaires de l'art de la guerre qui veulent qu'on marche en avant après un succès.
Ici le général Faidherbe ne devait pas, il semble, hésiter à marcher droit sur Péronne. Quoique ses troupes fussent épuisées, les Prussiens n'étaient pas en état de lui opposer une résistance sérieuse, et cette marche en avant, prouvant aux soldats leur victoire de la veille, eût servi, tout autant que quelques jours de repos, à leur rendre la force et l'énergie dont ils avaient encore besoin.
Source : Gallica

Émile Bouchet La guerre dans le Nord (1870-1871… (1873)

La bataille de Pont-Noyelles était finie ; elle avait duré sept heures.
Le 24 au matin, les deux armées se retrouvèrent en présence, les Prussiens dans la vallée, les Français sur les hauteurs situées en face, au-delà del'Hallue: ceuxci établis en bon ordre, leurs batteries à droite et à gauche des brigades couvertes elles-mêmes par de nombreux tirailleurs qui faisaient le coup de feu avec les grand'gardes ennemies ; ceux-là avec leur infanterie sous
les armes, les artilleurs à leurs pièces, les cavaliers la bride au bras, debout près de leurs chevaux.
Source : Gallica

Émile Bouchet La guerre dans le Nord (1870-1871… (1873)

Avec un peu d'énergie et d'habileté, le commandant de la 2e division du 23e corps pouvait facilement faire face à l'attaque dirigée contre lui par de la cavalerie; mais soit qu'il craignît d'être pris à revers, soit qu'il n'osât pas tenir tête aux Prussiens avec les troupes novices dont il disposait, il battit en retraite devant eux. Ainsi découverte, l'armée du Nord courait un grand danger de se voir menacée par derrière; heureusement le terrain montueux et découpé qui entoure Bapaume gêna assez les mouvements de l'ennemi pour l'empêcher de tirer tout le parti possible de son avantage.
Source : Gallica

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