Henry Daussy, D'Amiens à Albert, après la bataille de Pont-Noyelles (1884)
“ Quoiqu'il fit presque noir lorsque nous entràmes dans Pont-Noyelles on pouvait voir, au tournant de la route, un pâté de maisons qui avaient énormément souffert de la bataille. L'incendie les avait dévorées en grande partie. Ce n'était plus qu'un tas de décombres d'où s'échappait encore de la fumée. Je ne pus voir ce soir là les traces des balles qui sillonnaient les murs de cette partie du village ; c'est le lendemain, à mon retour, que je constatai, presque sur chaque maison, les marques du combat violent dont les rues de Pont-Noyelles avaient été le théâtre. ”
