Résumé

Neuilly sous la Commune (du 18 mars au 22 mai 1871… (1871)

C'était un autre embarras, quand tout à coup on entendit une voiture qui passait dans la rue de la Mairie. C'était la carriole d'une blanchisseuse. Les soldats se précipitent, détèlent le cheval et l'amènent à leur voiture. Pendant cette opération, qui fut pourtant bien courte, le concierge enfila un corridor et disparut comme une ombre. Cette fois, il courut se cacher dans une cave encore plus profonde, et n'en sortit que le jour de l'armistice, pour s'en aller, avec sa femme et son fils, par
Saint-Denis, dans son pays natal et y raconter ses aventures.
Source : Gallica

Neuilly sous la Commune (du 18 mars au 22 mai 1871… (1871)

« Si rien ne peut vous inspirer confiance, restez chez nous et montez-y la garde. — Pas si bêtes! répondirent-ils; les Versaillais pourraient nous y pincer. - Alors, comment voulez-vous que nous fassions? Vous avez tout vu; vous savez que nous n'avons pas d'armes, nous ne pouvons pas vous faire de mal. — Tant pis!
si un coup de fusil part de chez vous, nous viendrons vous fusiller. » Les balles pleuvant comme grêle sur le rempart, il n'était pas possible d'échapper aux soupçons et à la brutalité de ces gens-là.
Source : Gallica

Neuilly sous la Commune (du 18 mars au 22 mai 1871… (1871)

Ceux qui n'ont pas vu les ravages des obus dans l'intérieur d'une maison, ne s'en font qu'une idée imparfaite. Le trou le plus large qu'il puisse faire dans les toits, dans les plafonds ou dans les murs, avant d'éclater, n'est rien en comparaison des effets de l'explosion sur les meubles et sur les cloisons. Quand vous courez à l'appartement, vous trouvez les portes rompues, les fenêtres pendantes
ou jetées dans la rue, les armoires et les placards effondrés, le reste du mobilier brisé et une partie des cloisons enfoncées.
Source : Gallica

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