Résumé

Georges Guillaume Souvenirs d'un garde national pendant le siège de Paris et pendant la Commune par un volontaire suisse… (1871)

En franchissant la porte Bineau, je rencontrai le sergent-major Lefort, qui apportait la solde de sa compagnie. Il fut enchanté d'avoir à retourner sur ses pas, et vint prendre place à mes côtés.
Le long des boulevards, tout le bataillon, allègre et joyeux, entonna des chants patriotiques, sans trop d'ensemble. A la fin, la Marseillaise eut le dessus, et tout le monde l'entonna en chœur.
Sur tout le parcours de notre route, la foule criait : Vive la Commune ! Nous croisâmes plusieurs bataillons qui se rendaient aux avant-postes, et tous me parurent animés du plus grand enthousiasme.
Source : Gallica

Georges Guillaume Souvenirs d'un garde national pendant le siège de Paris et pendant la Commune par un volontaire suisse… (1871)

Le gouvernement, issu d'une assemblée nommée par le suffrage universel, a plusieurs fois déclaré qu'il voulait fonder la République. Ceux qui veulent la renverser sont les hommes de désordre, les assassins qui ne craignent pas de semer l'épouvante et la mort dans une cité qui ne peut se sauver que par le calme, le respect des lois. Ces hommes ne peuvent être que les stipendiés de l'ennemi ou du despotisme. Leurs crimes, nous l'espérons, soulèveront la juste indignation de la population de Paris, qui sera debout pour leur infliger les châtiments qu'ils méritent.
Source : Gallica

Georges Guillaume Souvenirs d'un garde national pendant le siège de Paris et pendant la Commune par un volontaire suisse… (1871)

Nicolle aimait ardemment son pays, et lorsqu'il parlait de sa future régénération, de la nouvelle République française, ses grands yeux noirs, voilés d'habitude par un nuage de tristesse, brillaient tout à coup d'un feu sombre. Sa voix prenait des intonations nouvelles, et ses paroles devenaient d'une sauvage éloquence. Il détestait l'Assemblée monarchiste de Versailles, et ne voyait de salut que dans la garde fédérée de Paris, et la résistance de la Commune aux ordres des ruraux. Nicolle devait mourir pour ses convictions; son énergie ne l'abandonna
pas à son dernier moment.
Source : Gallica

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