Résumé

Adolphe Michel La Troisième République française… (1873)

Les gens de Versailles, citoyens, vous disent découragés et fatigués ; ils mentent et le savent bien. Est-ce quand tout le monde vient à vous; est-ce quand de tous les coins de Paris on se range sous votre drapeau ; est-ce quand tous les soldats de la ligne, vos frères, vos amis, se retournent et tirent sur les gendarmes et les sergents de ville qui les poussent à vous assassiner ; est-ce quand la désertion se met dans les rangs de nos ennemis; quand le désordre, l'insurrection régnent parmi eux et que la peur les terrifie, que vous pouvez être découragés et désespérer de la victoire ?
Source : Gallica

Adolphe Michel La Troisième République française… (1873)

Je fais donc appel au patriotisme de la garde nationale et de tous ses officiers.
Pendant le siège de Paris, elle a partagé avec l'armée la gloire et les périls de la défense : c'est à elle, dans les douloureuses circonstances que nous traversons, à donner l'exemple des vertus et a moi de la diriger dans ses nobles efforts.
Ma regle de conduite sera la justice, le respect des droits acquis et de tous les services rendus.
Il est nécessaire que le travail répare le plus tôt possible les malheurs de la guerre. L'ordre seul peut nous ramener à la prospérité.
Source : Gallica

Adolphe Michel La Troisième République française… (1873)

Le patriotisme commandait de se soumettre à l'inévitable épreuve avec dignité. La ville qui avait lutté plus de quatre mois avec honneur, se devait à elle-même de tomber noblement, quand tout espoir de conjurer sa chute était irrévocablement perdu. Même chez les hommes les plus exaltés, chez ceux dont il y avait lieu de craindre une dernière révolte, ce sentiment de respect pour le deuil de Paris s'imposa de lui-même ; ce n'était plus en face du gouvernement qu'on se trouvait, mais en présence de l'étranger et de l'étranger vainqueur.
Source : Gallica

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