Le suffrage universel désigne le droit de vote accordé à tous les citoyens d’un État, en opposition aux systèmes électoraux restreints qui limitaient le vote à certaines catégories. Historiquement, il a émergé au XVIIIe siècle, notamment avec Diderot, puis s’est imposé en France après la Révolution, bien que temporairement suspendu. Des auteurs comme E.
Aubry-Vitet soulignent son établissement irrévocable, tandis que Georges Romain critique son ambiguïté, voyant dans le nombre une force brutale. Lemer, lui, le compare à l’âme de la République, soulignant son rôle dans la souveraineté populaire. Ce concept, central à la démocratie moderne, continue d’inspirer des débats sur son ampleur et ses frontières, comme l’égalité des sexes ou l’intégration des non-citoyens.