Résumé

Donatien, ou Le socialisme jugé par le bon sens… (1849)

Dites plutôt que Donatien ne croit pas assez à la puissance du suffrage universel, la plus belle conquête de notre époque : sachez donc, mon ami, que le droit d'élire et d'être élu accordé à tous est le triomphe du peuple sur la bourgeoisie électorale de Louis-Philippe, et sur les écus seuls éligibles pendant son règne. La révolution en décrétant le suffrage universel, a jeté sur les épaules du travailleur une robe virile, un vêtement d'honneur, afin que désormais il apparaisse avec dignité dans les assemblées de la nation
Source : Gallica

Donatien, ou Le socialisme jugé par le bon sens… (1849)

Je conçois qu'alors vous eussiez désespéré de faire prévaloir sur un Montmorency un journaliste quelconque, ou un avocat sans causes ; mais ne sommes-nous pas en révolution? Or, en révolution, c'est l'incroyable, l'inouï, le sens dessus dessous qui passionne les masses et triomphe de tout. Croyez cela, et mettez-vous à l'oeuvre.
" N'opposez donc au grand seigneur de vieille roche ni un financier, ni un journaliste ; je vous le répète, c'est du bizarre qu'il nous faut. Allez droit à la petite boutique d'un menuisier, à l'échoppe d'un cordonnier, à la loge d'un bûcheron.
Source : Gallica

Donatien, ou Le socialisme jugé par le bon sens… (1849)

Pendant que nos généreux villageois échangeaient entre eux ces réflexions pleines de justesse et de bon sens, l'asile de la pauvre famille se relevait, les larmes de Marie se séchaient, et Donatien retrouvait son bonheur perdu, avec une forte leçon qui lui apprendra à se défier de ceux qui se présentent au peuple revêtus de peaux de brebis, et sont, en réalité, des loups ravissants.
C'est ainsi que la charité chrétienne répara les ruines faites par le socialisme, et réparera toujours les désastres de l'erreur.
L'erreur n'a donc de puissance que pour détruire
Source : Gallica

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